dimanche 3 juin 2012

חי

ח et  י
Deux caractères qui portent tout le sens du monde autour de mon cou.
"Vivant". 
Pas "vie", pas un principe de vie, philosophique, désincarné. Pas une chose, un concept. 
Non. Vivant. Participe présent. Action performative dans le présent de l'existence, à chaque seconde.


Hier, je me suis endormie en souriant. 
Aujourd'hui je ne veux rien savoir d'autre que cette joie chevillée au coeur, cette joie imprenable, brûlante, malgré le rien sous l'ombilic. 

dimanche 20 mai 2012

La délicatesse



Parce qu'on peut devenir maman, et ne pas garder les yeux rivés sur son nombril.
Parce que la délicatesse, ça existe.
Parce que l'empathie, ça existe.
Parce que la douceur, le respect, l'attention sans ingérence, ça existe.


Et ça change tout.


mercredi 16 mai 2012

Ça, c'est vraiment moi.


Voilà le magnifique texte qui accompagnait une offre promotionnelle pour la fête des mères qui m'était adressée.
Décidément, ils m'ont vraiment bien cernée...!

dimanche 13 mai 2012

"Que l'astre du matin se lève en vos coeurs" 2 Pierre 1, 19

Sentir le mari plonger dans le sommeil, un sourire aux lèvres, et les "je t'aime" qui résonnent encore.
Fermer les yeux. 
Sourire.
Apaisement.
Puis, aussitôt, les ouvrir à nouveau.
Se lever.
Suivre son intuition, son sentiment même s'il n'est pas "raisonnable".
Ressortir ce travail qui me pourrit la vie depuis des jours, des semaines.
Les idées fusent, l'écriture se fait fluide.
Travailler avec ferveur, intérêt et passion.
Mettre le point final au travail -soulagement-, et entendre au dehors les oiseaux chanter une ode au jour qui naît.
Profiter de ce moment savoureux, intimiste, admirer le ciel qui se colore, la lumière qui chasse les ténèbres.


Revêtir une jupe longue du noir le plus profond, et un gilet léger du blanc le plus immaculé.
Attacher à mon cou ce pendentif si fort de sens, comme tous les jours, mais jamais machinalement.


Marcher dans les rues de la ville qui s'éveille.
Noir de la jupe, blanc du gilet -extrêmes- ; à l'intérieur, un arc-en-ciel. 


Admirer le calme de l'onde qui passe sous le pont majestueux.
Miroitement du soleil sur l'eau / Scintillements de l'âme qui s'étire

"Tout l'or des nuits jours tombe en tremblant s'y refléter"

Des chants s'élèvent.
Office de Laudes.
Pousser de façon hasardeuse la porte d'un couvent de frères Dominicains. ("jour de grâce!"?)
Se sentir à la fois étrangère et profondément à sa place.
Impétueusement vivante, communiante.
Suivre les rituels "étrangers" avec respect et ferveur.

Et en mon coeur, formuler une prière hasardeuse. Pour Lui que j'aime inconditionnellement. Pour ceux que j'aime tant. Pour ceux qui me sont si chers. Pour lui, que j'ai aimé et dont c'est l'anniversaire. Pour lui, qui m'a tant aidé, et qui est à l'autre bout du monde. Pour lui. Pour elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Eux. Elle. Elle. ElleElle. Elle. ElleElle. Elle. ElleElle. Elle. ElleElle. Elle. ElleElle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle. Elle
Et tant d'autres encore, à la mesure de ce coeur qui s'embrase et explose d'Amour, de Reconnaissance, de Joie.

D'une joie à la saveur particulière, la joie quand bien même, la joie malgré

Une joie imprenable...

samedi 12 mai 2012

Sans

Les larmes qui ne cessent de couler. 
Les yeux en feu. 
Le corps entier semblant endolori. 


                     Et cette nouvelle annonce de grossesse
                     Ça ne cesse donc jamais
                     Ce n'est donc jamais notre tour? 


Les larmes, les cris, les portes qui claquent. 


                                                  Le détachement du mari.
                                                  "Nous ne connaissons pas leur histoire"


Je le haïrais presque d'avoir des sentiments aussi parfaits, aussi nobles, qui ne t'en font sentir que plus minable


Le sentiment de l'insurmontable
L'impensable de l'année à venir
L'envie de partir, partir, partir...loin...loin...loin...


Les larmes. 


Et le sang qui coule. 
Ma "pieuvre" qui me rappelle stoïquement que moi, je suis vide.
Sang.
Sans.

jeudi 10 mai 2012

Parole laissée à Marcel

L'infertilité en soi n'est pas une "vraie maladie". Parfois elle en résulte. Parfois elle en provoque. En tout cas, elle agit en tout point pareil...


Les mots de Marcel Proust sont tellement parlant...


« C’est dans la maladie que nous nous rendons compte que nous ne vivons pas seuls mais enchaînés à un être d’un règne différent, dont des abîmes nous séparent, qui ne nous connaît pas : notre corps. Quelque brigand que nous rencontrions sur une route, peut-être pourrions-nous arriver à le rendre sensible à son intérêt personnel sinon à notre malheur. Mais demander pitié à notre corps, c’est discourir devant une pieuvre, pour qui nos paroles ne peuvent pas avoir plus de sens que le bruit de l’eau, et avec laquelle nous serions épouvantés d’être condamnés à vivre. »


Marcel Proust, Le côté de Guermantes (I)



vendredi 4 mai 2012

Fêtons gaiement les futures mamans!

Et recevoir un mail de ma tante, la mère de ma cousine enceinte, mail commun adressé à toute la famille, annonçant que Sa Majesté La Cousine et Monsieur Son Mari redescendaient, depuis la capitale, dans la cambrousse familiale le premier week-end de juin. 
Nous sommes donc tous conviés à venir les voir et à nous retrouver en famille (mais venir les admirer et les aduler avant tout), et à fêter ainsi qu'il est bien souligné dans le message "LA FÊTE DES MÈRES" ! (ou des mum-to-be...)


Tu sens le mauvais plan là, tu le sens?